Archives de mars, 2012

Deuils de miel, de Franck Thilliez

Publié: 24/03/2012 dans Divers


 

Auteur : Franck Thilliez

Editeur : Pocket

Format : Poche

Prix : 7,50 €

Genre : Thriller

Nombre de pages : 341

Synopsis :

Après le décès accidentel de sa femme et de sa fille, le commissaire Sharko est un homme brisé. Insomnies, remords, chagrin… Difficile dans ces conditions de reprendre du service. Mais une macabre découverte va brutalement le ramener à la réalité : une femme est retrouvée morte, agenouillée, nue, entièrement rasée dans une église. Sans blessures apparentes, ses organes ont comme implosé. Amateur d’énigmes, le tueur est aussi un orfèvre de la souffrance. Et certainement pas prêt à s’arrêter là. Pour Sharko, déjà détruit par sa vie personnelle, cette enquête ne ressemblera à aucune autre, car elle va l’entraîner au plus profond de l’âme humaine : celle du tueur… et la sienne.

Mon avis :

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une LC sur Livraddict, organisée par moi, et je dois dire que je ne regrette pas d’avoir lu ce livre. C’est un thriller bien ficelé, avec une bonne dose d’hémoglobine et son lot de mystère. Sans oublier bien sûr le suspense, bien présent tout au long de l’histoire. J’ai lu ce livre en Time to read, que vous pouvez lire sur mon blog, dans la catégorie Time to read.

L’intrigue, comme habituellement dans les thrillers est enchâssée, avec plusieurs intrigues secondaires qui découlent de la principale, et elle est principalement centrée sur bien entendu la résolution de l’énigme, mais aussi le tourment psychologique de Sharko, le protagoniste. Car un bon thriller a toujours une petite dose de psychologie et de descente aux enfers. Là, en l’occurrence, on a un flic très tourmenté, et relativement border-line. L’intrigue est très complexe, originale, je dois dire, avec le thème de l’entomologie et des insectes (mais je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler).Le lecteur est constamment dans un climat de peur, de tension, de risque, et comme il est si bien dit sur la quatrième de couverture, le lecteur n’a pas de répit. Il est entraîné avec ce commissaire dans ses péripéties, qui joue avec le feu, avec la mort, et les rebondissements arrivent de telle manière que l’on a pas le temps de souffler.

Maintenant, je vais creuser sur le personnage principal, à savoir Franck Sharko, commissaire très border-line, et relativement dérangé. Son but, ce n’est pas seulement de résoudre le mystère, mais aussi d’achever sa quête personnelle : il entend des voix, les voix de sa femme et de sa fille mortes dans un livre précédent (Train d’enfer pour Ange rouge). Pour lui, c’est une quête d’un avenir meilleur, une quête de justice par rapport à ce qui lui est arrivé. D’ailleurs, dans ses décisions concernant l’enquête, on remarque assez souvent que sa vie personnelle a une influence sur l’enquête. Et au fur et à mesure de la lecture, on va voir que le tueur et lui sont intimement liés.

Enfin, parlons du récit, et de sa structure. Premièrement, le cadre de l’histoire est posé dès les premières pages, et dès le deuxième chapitre, on est embarqués dans l’enquête, ce qui confirme ce que je disais tout à l’heure : le lecteur n’a pas de répit, et on est tout de suite dans l’histoire, sans pouvoir souffler. Et ce qui nous immerge encore plus dans l’histoire, c’est que le narrateur est interne à l’histoire,(c’est Franck Sharko) ce qui veut dire que l’on est dans la tête du personnage, ce qui aide à faire ressortir la dimension psychologique du livre. Et grâce à une focalisation interne, le narrateur et le lecteur sont intimement liés.

Aucune longeurs dans le récit, tout va à une bonne vitesse, le suspense tient tout le long du livre, avec une apogée pour un finale époustouflant. L’auteur utilise parfois des phrases très courtes, simples, pour créer une atmosphère oppressante, pour que le lecteur n’ait pas le temps de reprendre son souffle, pour donner l’impression que les événement s s’enchaînent à une vitesse phénoménale, et qu’il soit entraîné de plus en plus dans la tête du personnage et dans cette atmosphère glauque et morbide. Et pour illustrer mes propos, voici une citation que j’ai prise dans le livre : « Le silence…Casse le silence. Souffle…Focalise-toi sur la danse des bulles. Le ronflement du sang dans tes artères. Vaincre cette faille mortelle…Piège. As-tu pensé au piège?Devant, derrière, n’importe où…N’importe quand. Coup de lame. Mort. » J’ai volontairement enlevés quelques mots et morceaux de phrases pour ne pas spoiler.

Ma conclusion :

Un thriller que je recommande à tous ceux qui aiment ce genre, ou qui veulent avoir peur et frissonner devant le chef-d’oeuvre de Franck Thilliez. Cet auteur a vraiment la plume époustouflante, et c’est incontestablement un maître dans le genre du thriller, tel Jean-Christophe Grangé par exemple.

Ma note : 9,5/10

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Salut tout le monde,

Aujourd’hui, troisième édition de mon C’est Lundi, pour savoir ce que je lis, ce que j’ai lu et ce que je vais lire. Et on commence tout de suite !

Qu’ai-je lu la semaine passée ?

J’ai lu Les chevaliers d’Emeraude, tome 1 : Le feu dans le ciel, et A comme Association, tome 7 : Car nos coeurs sont hantés. Vous retrouverez prochainement mes avis sur ces deux livres sur le blog.

Que suis-je en train de lire ?
Je suis en tain de lire Time Riders, tome 1, de Alex Scarrow et Dracula, de Bram Stoker.

Que vais-je lire cette semaine ?
Je vais lire je pense Skeleton Creek, tome 4 : Le Corbeau de Patrick Carman et je vais peut-être aussi entamer Ca, tome 1 , de Stephen King. 

Voilà, et à la semaine prochaine pour un nouveau C’est Lundi !

 

Salut,

Donc, déjà, je tiens à m’excuser, car j’ai oublié de faire mon C’est Lundi la semaine dernière. Mais je vais me rattraper, et je vous promets que je vais le faire assidument ces prochaines semaines ! ^^ Bon, après mon petit mea culpa, trêves de blabla, entrons dans le vif du sujet !

Qu’ai-je lu la semaine passée ?
 J’ai lu La trilogie du mal, tome 1 : L’âme du mal, de Maxime Chattam. 

Que suis-je en train de lire ?
Je suis en train de lire Les chevaliers d’Emeraude, tome 1 : Le feu dans le ciel, de Anne Robillard et Dracula, de Bram Stoker. 

Que vais-je lire la semaine prochaine ?
Je prévois de lire après soit Le portrait du mal, de Graham Masterton, soit Time Riders, tome 1, de Alex Scarrow. Je ferais mon choix le moment venu. ^^

Et à lundi prochain pour ma troisième édition du « C’est Lundi » !


Auteur :
Maxime Chattam

Editeur : Pocket

Nombre de pages : J’ai l’intégrale de la trilogie en un seul livre, La livre entier fait 1437 pages et le tome 1 fait 490 pages.

Prix : 13,90 €

Format : Poche

Synopsis  du tome 1:

Pas plus que sa jeune acolyte, le profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d’outre-tombe. Fût-il le bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d’une secte? Pure sauvagerie ou magie noire?
Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu’on lui a enseigné. S’immerger complètement dans la psychologie d’un monstre, le comprendre afin de prévoir ses crimes, devenir son double, tels sont les moindres risques de son métier. Peut-on impunément prêter son âme au mal?

Synopsis de l’intégrale de la saga :

Le mal est partout. De Portland, Oregon, aux rues enneigées de Manhattan… Le mal est immortel. Quand l’un de ses serviteurs s’éteint, un autre s’éveille déjà…

Le mal est insatiable, aveugle et protéiforme.

Voilà l’unique certitude de Josh Brolin, profileur au FBI. Pour l’avoir frôlé, il en porte la marque, les blessures, les stigmates. Il en connaît l’odeur de soufre, il a plongé dans ses flammes. L’enfer commence ici. Suivez le guide.

Mon avis :

Donc, déjà, je me dois de préciser que j’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Livraddict Au-delà de la peur. Et aussi, vous avez peut-être dû vous demander pourquoi j’ai mis deux synopsis, et deux nombres de pages. Et bien c’est parce que je possède La trilogie du Mal en intégrale (qui fait 1437 pages en tout), mais je n’allais pas les lire tous les trois à la suite, je n’ai donc lu que le premier tome et c’est sur celui-là que portera ma chronique. Donc, pour vous permettre de mieux vous faire votre idée de ce livre, j’ai mis le synopsis du premier tome, bien que je ne l’ai pas sur mon édition Intégrale, et je vous ai mis le synopsis que j’ai sur mon édition qui comprend l’intégrale de la trilogie. Je sais pas si j’ai été bien clair, mais bon, trêves de blabla, entrons dans le vif du sujet.

L’auteur met en place dans ce premier tome une intrigue unique et très complexe, enchâssée avec d’autres secondaires qui font avancer l’histoire. Comme d’habitude, un meurtre a été commis, et il va falloir retrouver le coupable. Sauf que cette fois-ci, le meurtrier semble être Le bourreau de Portland, tueur en série mort un an auparavant d’une balle dans la tête. Mais s’il est mort, comment peut-il continuer à tuer, me direz-vous, c’est impossible ! C’est forcément un copieur !Et bien oui, c’est impossible, c’est sans-doute un copieur, mais c’est autrement plus complexe que cela, et pour le découvrir, l’auteur nous entraîne dans les tréfonds de l’âme humaine. Le lecteur est plongé dans une atmosphère glauque, morbide, oppressante. A la fin, on en ressort essoufflé, et là, l’expression tenir un lecteur en haleine prend tout son sens. Le suspense est omniprésent, l’histoire est captivant, les rebondissements arrivent en rafale, et parfois, je dis bien parfois, l’auteur nous laisse du répit, avec des chapitres où le sentimental prédomine sur l’enquête, mais, je n’en dis pas plus, je ne voudrais pas spoiler.

Maintenant, concernant les personnages. Dans ce premier tome, nous avons deux personnages principaux : Josh Brolin et Juliette Lafayette, qui sont respectivement profileur au FBI et étudiante en psychologie. Et, ils vont s’aider mutuellement dans leurs quêtes (personnelle pour Juliette et professionnelle pour Brolin), car elles sont intimement liées. Petit à petit, on s’attache à nos deux protagonistes, et à leur histoire. On a souvent peur (pour eux), parfois on est content (pour eux), on les admire, on se dit qu’ils sont fou, ou alors très courageux, mais tout au long du livre on est plongé avec eux dans l’histoire, au cœur de l’intrigue, et du Mal. Puis, il va y avoir des personnages secondaires adjuvants, un peu sétréotypes, comme le flic américain un peu simplet qui passe son temps à manger des frites et des hamburgers devant l’écran de son ordinateur, ou le capitaine solidaire avec son équipe, qui jongle entre elle et les médias, et enfin le personnage qui cherche petit-à-petit à nuire à l’enquête (mais attention, qui n’est pas un malfaiteur, au contraire) sur fond de petites guerres politiques à l’intérieur de la police.

Maintenant, la progression du livre. Le premier tome est divisé en deux parties plus un prologue. Le prologue (à lire absolument, vous allez comprendre pourquoi à la fin), qui nous amène en banlieue de Miami, en 1980, puis une première partie, de quelques chapitres eulement, qui est comme une « introduction » à la deuxième partie, qui raconte le passé des deux protagonistes, et comment sont-ils liés, et enfin, la deuxième partie, le vif du sujet, l’enquête en elle-même, un an plus tard que la première partie. L’auteur adopte ici un point de vue omniscient, avec une focalisation interne, ce qui nous amène à l’intérieur des pensées des protagonistes, pour que l’on puisse mieux ressentir leurs douleurs, leurs émotions, leurs sentiments .

Conclusion :

Vous l’aurez peut-être remarqué, il n’y a pas une remarque négative dans cette chronique. On est presque au coup-de-coeur, mais un petit je-ne-sais-quoi manque pour l’atteindre. Mais en tout cas, j’ia vraiment hâte de lire le second tome. C’était mon premier Chattam, et ce ne sera pas le dernier, loin de là. En tout cas, c’est un livre que je recommande fortement pour tous ceux qui voudraient frissonner, et passer en même temps un bon moment de lecture en compagnie d’un excellent livre.

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Comme d’habitude, n’hésitez pas à laisser des commentaires, ça me fait toujours plaisir.^^

Bonjour à tous,

Je viens de créer un nouveau rendez-vous mensuel sur mon blog, nommé l’auteur du mois. Le principe est, comme vous pouvez aisément le deviner, de chaque premier de chaque mois, parlé d’un auteur que l’on a lu dans le mois (ou pas) et que l’on apprécie beaucoup. Je tiens à préciser que je ne suis pas l’inventeur de ce rendez-vous, il est déjà en place sur Livra’news (j’ai d’ailleurs écrit cet article pour Livra’news avant de le reprendre sur mon blog).

Pourquoi Anne Robillard ?
Et bien tout simplement parce que c’est un de mes auteurs préférés. Je ne lis pas beaucoup de fantastique, surtout des thrillers, mais je passe à chaque fois un très bon moment en compagnie de ses livres. Elle mélange différents genres littéraires dans une même saga. Ça peut être de la Science-fiction et du paranormal (A.N.G.E.) ou tout simplement  du pur fantastique, comme dans Les chevaliers d’Emeraude, sa saga la plus connue. Et je tiens à préciser quand même que « Les chevaliers d’Emeraude » est la saga francophone la plus lue au monde.

Anne Robillard : sa vie :

Anne Robillard est née le 9 février 1955 à Montréal, au Québec. Elle est la fille d’une professeure de ballet et d’un comédien, et elle a donc tout naturellement grandi dans l’art du spectacle. Puis elle s’est trouvé un style de vie plus stable, et est devenue secrétaire juridique. Les revenus de ce métier lui ont permis de continuer ses études de littérature. Adolescente, elle lisait beaucoup, et surtout de la fantasy et de la science-fiction. Elle a pris goût au monde du fantastique, et de l’écriture, en lisant « Le seigneur des anneaux », du célèbre J.R.R. Tolkien. Puis elle a écrit, toujours du paranormal, ou de la fantasy, et a envoyé ses récits à une trentaine d’éditeurs, toujours en vain. Mais elle n’a pas perdu courage, et a continué d’écrire. Et finalement, ça a payé : en 2002, le premier tome de la saga « Les chevaliers d’Emeraude », intitulé « Le feu dans le ciel« , sort aux éditions Mortagne. Puis les tomes se sont enchaînés, devant l’engouement général provoqué par cette saga, et le douzième et dernier tome est sorti en 2008. Entre temps, elle a écrit plusieurs sagas, dont A.N.G.E. et « Qui est Terra Wilder ?« .

Qu’a-t-elle écrit ?
Et bien, elle est principalement connue pour sa saga « Les chevaliers d’Emeraude ». Ces livres nous emmènent dans le continent d’Enkidiev, où le méchant Amecareth a décidé de lever ses armées maléfiques sur le Royaume de Shola. Puis, en 2006, à peu près au moment où le tome 9 des Chevaliers d’Emeraude sortait, elle a commencé à écrire une nouvelle saga nommée « Terra Wilder », et composée de deux tomes. Puis, en 2007, elle commence à écrire A.N.G.E., sa nouvelle saga, qui mêle parfaitement religion, science-fiction, espionnage et paranormal. C’est une saga que je conseille vivement à tous ceux qui aiment les romans d’espionnage, où à tous ceux qui voudraient découvrir cette auteure. Le quatrième tome est sorti en novembre 2011 en France, alors que tous les tomes sont déjà parus au Québec (9, au total). Puis, faisant suite aux Chevaliers d’Emeraude, elle écrit « Les chevaliers d’Enkidiev« , dont le premier tome est sorti en 2010 (au Québec), et plus récemment en France, il me semble. Actuellement, trois tomes sont parus.

En conclusion :
Anne Robillard est une auteure d’un talent incontestable, avec à son actif la saga francophone la plus lue au monde traduite en plusieurs langues. Je conseille vivement les sagas « Les chevaliers d’Emeraude », pour ceux qui ne l’auraient pas encore lue, et aussi « A.N.G.E. », dont je suis fan, je l’avoue.