Archives de août, 2013


Titre : Sérum, tome 5

Auteur : Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza

Nombre de pages : 180 pages (format de poche)

Editeur : Le livre de poche

Prix : 6€

Synopsis :
1773 : Mesmer invente l’hypnose
1886 : Freud invente la psychanalyse
2012 : Draken invente le sérum

Traqué par la police, le Dr Draken persiste à vouloir comprendre le lien entre les visions d’Emily et l’enlèvement du couple Singer.
De son côté, le détective Lola Gallagher, abandonnée par sa hiérarchie, remonte la piste. Mais des zones d’ombres subsistent et mettent en péril son enquête.
Pendant ce temps, leurs ennemis invisibles poursuivent leur plan machiavélique. Lola ira-t-elle jusqu’au bout ? Au prix de quels sacrifices ?

Mon avis :
Comme d’habitude avec les tomes de cette saga, je dois dire que j’ai pris du plaisir à la lecture. Oui d’accord, je dis ça à chaque fois, mais on, faut croire que je choisis bien mes lectures. 🙂

En ce qui concerne l’intrigue, la nouvelle chose majeure qui arrive dans ce tome, et qui était déjà un peu présent dans le tome 4, est la dimension politique internationale que prend l’intrigue. Ici, on est clairement plongé dans le conflit en République Libre du Tumba (pays ficitf, je précise), et on a un réèl enjeu international, ce qui n’était pas le cas dans les précédents tomes (mis à part peut-être le 4ème). Néanmoins, malgré l’apparition du conflit en RLT dans l’intrigue, ce tome 5 n’apporte pas grand-chose d’autre. On n’en sait toujours pas plus sur les vision d’Emily, sur le pourquoi de ses prémonitions. On apprend des choses sur Lola et son frère, mais qui, même si ce sont des secrets de taille, n’apportent rien à l’intrigue (du moins pas pour le moment).

Mais le style des auteurs, lui, n’a pas changé. Le suspens est toujours autant présent, et c’est bien pour ce 5ème tome. Ce style est, sans être forcément soutenu, agréable. Il est également assez accessible, et très poétique dans les moments où un personnage est sous hypnose. L’auteur sait ménager le suspens jusqu’à la fin, et à la fin d’ailleurs, on n’aspire qu’à une chose, c’est lire le tome suivant. D’ailleurs, je pars en vacances demain, je vais l’emmener avec moi, ainsi que ça, tome 1, de Stepehn King.

Conclusion :
Un bon tome, comme à l’accoutumée, qui nous emmène au coeur d’enjeux politiques internationaux, et nous transporte dans l’esprit des personnages grâce au fameux Sérum. Si vous avez lu le quatrième tome, n’hésitez pas à vous procurer celui-ci, je vous le conseille, et puis ce serait dommage d’arrêter cette saga à deux tome de la fin de la première saison. 😉

N’hésitez pas à commenter ou à me contacter si vous avez des remarques, questions, ou tout simplement pour donner votre avis !

Bonne lecture,

Trackers, tome 2

Titre : Trackers, tome 2  : Shantorian

Auteur : Patrick Carman

Editeur : Bayard Jeunesse

Nombre de pages : 234 pages

Date de sortie : avril 2013 en VF (2012 en VO)

Prix : 14,90 €

Synopsis :
Après un dernier test au cours duquel Finn a failli faire une chute qui lui aurait coûté la vie, les Trackers ont été engagés par l’ISD, « International Security Directive ». Leur mission : maîtriser le programme Raymond, l’incroyable sésame du Net qui permet d’ouvrir les banques, les services secrets, et d’annuler l’existence même d’Internet. S’ils y parviennent, ils attireront dans leurs filets Shantorian, un redoutable cybercriminel qui menace l’économie mondiale, et seront en mesure de le faire arrêter.
Pour cela, Adam, Emily, Finn et Lewis sont prêts à tout : être reclus dans un immense hangar en dehors de la ville, s’introduire en fraude dans l’une des plus grandes banques… Mais leurs employeurs, l’étrange Lazlo et la mystérieuse Zara, sont-ils vraiment ceux qu’ils prétendent ? Tous les Trackers sont-ils fiables ? Et Adam lui-même, raconte-t-il toute la vérité à l’agent H. Ganz ?

Mon avis : 

J’avais beaucoup aimé le premier tome de la saga, et je dois avouer que cette suite ne m’a pas déçu, même si je l’ai trouvé moins bien que le premier tome. Patrick Carman continue encore avec le concept des vidéos qui jalonnent le livre, et agrémentent  la lecture, concept qui’l avait expérimenté la première fois dans la saga Skeleton Creek, saga en quatre tomes écrite juste avant Trackers. Je rapelle le principe pour les non-initiés : le lecteur a la possibilité, au cours de la lecture, d’avoir accès à des vidéos lui montrant un passage-clé du livre. Mais ces vidéos ne sont pas obligatoires, en effet, une transcription de celles-ci est disponible en appendice en fin de livre.

L’intrigue de ce second tome est, je trouve, plus complexe que la première. Il y a des identités usurpées, des retournements de situation, des rebondissements innattendus, et c’est également ça qui fait le charme de ce tome . Bien évidemment, l’intrigue reste centrée autour de l’informatique, du hacking et du cracking. Adam Henderson est un vrai petit génie, et cette mystérieuse Zara, dont on ne sait pas trop dans quel camp elle est, est encore meilleure. J’ai trouvé la psychologie de ces deux personnages très travaillée, ainsi que celle de Lazlo, personnage également très mystérieux, qui s’exprime peu mais qui joue un rôle clé dans l’histoire. Enfin, le suspens est quasiment omniprésent, très bon point également pour ce second tome.

Enfin, en ce qui concerne le style de l’auteur, c’est un style que jai trouvé très « jeunesse ». Le vocabulaire utilisé est très abordable, et j’ai envie de dire, c’est tant mieux, car on ne s’attend pas en lisant Trackers à un chef-d’oeuvre de littérature, mais bel et bien à un roman orienté jeunesse, accessible à tous. Néanmoins, le récit entier est basé sur une analepse, comme c’était le cas dans le premier tome .En effet, on vit l’histoire via l’interrogatoire d’Adam Henderson par un agent du FBI (c’est d’ailleurs la suite de l’interrogatoire du premier tome). Enfin, je tiens à préciser que même si l »intrigue est basée sur l’informatique, elle n’en demeure pas moins accessible à tous : il n’y a aucunement besoin d’avoir de grandes connaissances en informatique pour comprendre l’histoire, contrairement à ce que l’on pourrait penser à première vue.

Conclusion :
Un livre que j’ai beaucoup apprécié, qui se lit très vite, et dont j’attends impatiemment la suite. Un peu en deça du premier tome pour moi, mais toujours un très bon bouquin, que j’ai dévoré en une après-midi.

 

 

Animale, tome 1

Titre : Animale, tome 1 : La malédiction de Boucle d’or

Auteur : Victor Dixen

Nombre de pages : 528

Sortie le : 22 août 2013

Synopsis :

Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ?
1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ?
Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale : il y a au coeur de son histoire un terrible secret.

Mon avis :
Tout d’abord, je souhaiterais remercier la maison d’édition  Gallimard Jeunesse, pour la confiance qu’ils me témoignent en m’envoyant en « avant-première » une épreuve non-corrigée de ce roman.
Mais entrons dans le vif du sujet ! Globalement, j’ai plutôt beaucoup apprécié ce premier tome de la saga Animale, par Victor Dixen. C’est un roman plutôt fantastique, mais qui est ancré dans un monde réaliste, celui de l’Alsace Française en 1832. Et ce chevauchement entre fantastique et réalisme donne, paradoxalement, de la consistance aux éléments fantastiques, on y croit plus je trouve, le fantastique nous paraît encore plus bizarre et étrange.
En ce qui concerne le scénario, on est assez vite plongé dans le vif de l’histoire (premier élément perturbateur dès le chapitre 2), et après cela, on n’en démord pas. Pour ma part, j’ai fini ce livre d’une traite, en une après-midi tellement j’étais pris dedans (bon, c’est aussi qu’il n’y avait plus d’électricité chez moi à cause des orages, mais chut, faut pas le dire 😉 ). On a en fait deux grandes intrigues tout au long du livre : la principale, celle qui concerne Blonde, la protagoniste, on veut savoir ce qui lui arrive, et si elle va réussir à s’en sortir; mais également une autre intrigue secondaire, à propos de Gabrielle de Brances, on veut là aussi percer la part restante du mystère, ce qui  s’est réèllement passé. Et d’ailleurs, même si Gabrielle de Brances n’apparaît pas dans le roman, on peut connaître son histoire grâce à des analepses qui jalonnent le livre. Personnellement, j’ai trouvé que le suspens perdurait jusqu’au bout, et c’est également un bon point pour ce roman.

Enfin, je ne peux pas faire un article sur ce livre sans consacrer un paragraphe au style de l’auteur, Victor Dixen. C’est un style que, personnellement, j’aime bien. Un style très poétique, qui colle bien avec la trame de l’histoire, et avec ce qui au départ,  part d’un conte pour enfant, celui de Boucle d’Or.  D’ailleurs, j’aime bien ce côté « conte pour enfant qui se transforme en tragédie », ça donne une certaine profondeur à l’histoire je trouve. On a d’ailleurs tout au long du livre, des citations tirées du conte Boucle d’Or et les 3 ours, et qui plongent  le lecteur dans l’ambiance poétique et fantastique d‘Animale.

Conclusion :
Un roman que j’ai beaucoup aimé, et qui conviendra aux plus jeunes comme aux plus grands (bien que cela soit de la littérature Jeunesse) dès sa sortie en librairie le 22 août.