Archives de septembre, 2013

Titre : Une planète dans la tête

Auteur : Sally Gardner

Nombre de pages : 254 pages

Editeur : Gallimard Jeunesse

Synopsis :

Je me demande si…
Si le ballon de foot n’était pas passé par-dessus le mur.
Si Hector n’était pas allé le chercher.
S’il n’avait pas gardé l’abominable secret pour lui.
Si…
Alors, je me raconterais sans doute une autre histoire.
Voyez-vous, les « si » sont comme les étoiles, innombrables.
Depuis que ses parents ont dû fuir la répression d’un gouvernement brutal, Standish vit avec son grand père dans la « zone 7 », celle des impurs, privés de tout, surveillés en permanence… Dyslexique, il subit à l’école brimades et humiliations jusqu’au jour où il se lie d’amitié avec son nouveau voisin, Hector. Ensemble, ils rêvent de s’évader sur Juniper, la planète qu’ils ont inventée. Mais Hector et ses parents disparaissent sans laisser de trace… Ont-ils été supprimés ?
Mon avis :
Une planète dans la tête est un roman assez original, de par plusieurs points que je développerais plus bas, et qui m’a plutôt touché. Dans sa globalité,  j’ai beaucoup apprécié ce roman, en même temps dystopique, mais un discrètement historique, avec des pointes d’humour, toujours finement placées, et enfin le style de l’auteur, qui est très agréable et adapté au public visé. D’ailleurs, parlons-en du public visé : à première vue, ce serait plutôt de la littérature jeunesse, Young Adult. Mais il y a différents niveaux de compréhension et d’interprétation dans ce livre : par exemple, un adolescent lambda ne pourrait très bien voir pas plus loin que l’histoire dystopique, alors qu’un autre un peu plus agé verra les références historiques, etc…
Mais entrons dans le vif du sujet. Tout d’abor, le personnage, Standish treadwell, est attachant à souhait. Il en sait ni lire, ni écrire malgré ses 15 ans, mais il est loin d’être ce que les gens pensent de lui : en clair, il est loin d’être stupide, et on s’en rend compte au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture. Tout l’histoire est concentré sur lui, l’auteur utilise une focalisation interne, de sorte que l’on a l’impression d ‘être dans la tête du protagoniste. Et d’un côté, j’ai trouvé ça bien, le fait de voir toutes les péripéties du roman du point de vue de cet ado, qui lutte avec son grand-père contre le totalitarisme qui s’impose dans son pays. De plus, comme je le disais plus haut, le style de l’auteur retranscrit à merveille les pensées du jeune garçon, et elle a un style qui sort de l’ordinaire : simple, accrocheur, quelque peu grossier parfois, mais ça ne fait qu’amplifier l’immersion du lecteur dans le scénario.
Enfin, comment lire ce roman sans remarquer les différentes références historiques qui jalonnent le livre  ? En effet, le régime totalitaire en place dans ce livre peut faire penser à plusieurs dictatures, mais certains passages sont clairement des références à certaines périodes de l’histoire. Par exemple, à un moment, l’auteur parle de Jeunesses du Parti, qui renvoient bien entendu aux célèbres  Jeunesses Hitlériennes, ainsi que le salut que le Peuple doit faire, qui fait atrocement penser au salut en place en Allemagne sous la dictature d’Hitler. Mmais les Allemands ne sont pas les premiers touchés : on y trouve aussi une référence à la guerre pour la conquête de l’espace, conquête qui a une très grande place dans le livre, et qui devient petit à petit un enjeu majeur de l’histoire. Comme références, je pense nottament à la célèbre polémique du drapeau qui flotte sur les images de la lune datant de 1969, alors qu’il n’y a pas de vent nid’atmosphère sur la lune, ou alors à al théorie conspirationniste selon laquelle les Américains ne seraient jamais allés sur notre satellite naturel.
Et enfin, ce que j’ai beaucoup aimé, c’est que la fin laisse le lecteur libre d’imaginer le dénouement. Il est libre d’imaginer une happy end, ou alors une saddy end, et le choix entre l’un et l’autre est très dur à faire et fait appel au ressenti de chacun, qui va différer selon les personnes.
Conclusion :
J’ai beaucoup aimé ce livre, qui est un véritable coup-de-poing comme le mentionne la quatrième de couverture,e t qui porte à réfléchir sur les régimes qui nous ont gouvernés, nous gouvernent, et nous gouverneront. Pour ma part, ce sera un 18/20, pour un coup de coeur que je ne suis pas près d’oublier.
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