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Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, l’objet de ma chronique va être un (grand) classique : Candide, de Voltaire.

Candide, de Voltaire

Synopsis :
Candide, le fils supposé de la soeur du baron de Thunder-Ten-Tronckh, vit dans l’innocence d’une jeunesse protégée par l’enseignement de son précepeteur, Pangloss. Pour ce dernier tout est au mieux. Dans ce paradis, le jeune homme découvre l’amour en la personne de Cunégonde, la fille du baron. Les jeunes se font surprendre dans une position accablante et Candide est chassé, à grands coups de pieds dans le derrière. Notre héros se trouve de la sorte propulsé dans le récit.

Mon avis :
Globalement, ce n’est pas une lecture que j’ai particulièrement appréciée. Déjà, je l’ai lu pour le cours de Français du lycée, j’ai donc été contraint de le lire, ce qui ne m’a pas aidé à aimer ce livre. De plus, même s’il n’est pas détestable en soi, je me suis un peu ennuyé à la lecture de Candide.

Il faut dire également que Candide n’est pas un classique comme les autres. Candide  est un conte, certes, mais c’est un conte philosophique. C’est-à-dire que derrière l’aspect simpliste du conte, se cache une réelle interrogation sur la société dans laquelle vivait l’auteur. Et c’est ça le (seul ?) point intéressant du livre. Candide est, comme son nom l’indique, candide, c’est-à-dire (très) naïf. Ainsi, il croit qu’il vit dans le meilleur des mondes possible, comme l’affirme son précepteur Pangloss. Pour lui, Cunégonde est la plus belle de toutes les princesses, et le château de Thunder-ten-Tronckh le plus beau de tous les châteaux. Et à partir de là, l’auteur s’amuse à tourner en dérision cette théorie selon laquelle nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, en utilisant l’ironie (l’antiphrase, pour faire plaisir à mon prof de français) principalement, même si nombre d’autres procédés de style jalonnent le livre.

Et Candide va beaucoup voyager, tout au long du livre, il va presque faire le tour du Monde, et va se rendre compte que malheureusement, nous en vivons pas dans le meilleur des mondes possibles, et que la malheur est pour ainsi dire universel. Et ces voyages sont donc un prétexte pour aborder pleins de sujets, comme le commerce triangulaire et la traite négrière, les guerres en Europe, l’esclavagisme, etc…

Pour en revenir à ce que j’en ai pensé à proprement parler, c’est un livre que je mettrais dans la catégorie « a lire absolument si on a rien d’autre à lire ». Pourquoi ? Tout simplement car si j’avais eu le choix de lire Candide, je ne l’aurais sans doute pas lu, et je pense que je n’aurais pas regretté ce choix. Néanmoins, si on vous l’impose pour les cours, ou si vous l’avez qui traîne dans votre bibliothèque et que vous n’avez rien d’autre à lire qui vous intéresse vraiment, allez-y. C’est un livre intéressant, avec de l’humour, de l’ironie, mais qui a la lecture, a le don d’agacer un peu le lecteur (en tout cas ce fut mon cas, après avoir relu des dizaines de fois les mêmes passages afin de rédiger les diverses dissertations que nous avons eu à rédiger dessus). Mais afin de profiter pleinement de ce livre, ne vous contentez pas de l’histoire en elle-même, mais pensez à l’engagement de l’auteur via ce conte philosophique, à la réflexion sur la société. Et là vous aborderez le point intéressant de cette lecture.

Conclusion :
J’ai mis sur Livraddict la note de 13/20 (la moyenne est pour info à 13.7), et malgré le fait que ce livre m’ait un peu agacé vers la fin, je ne regrette pas de l’avoir lu, car malgré cela, il n’en demeure pas moins intéressant.

Et vous, avez-vous aimé ou détesté ce livre ? Ou comme moi un peu des deux ? N’hésitez pas à donner votre avis en laissant un commentaire, j’y répondrais avec plaisir.

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Salut à tous,

Pour signer le retour du blog, une chronique sur Trackers, le tome 1, nommé Glyphmaster, de Patrick Carman (qui est également l’auteur de Skeleton Creek, série qui avait fait l’objet d’un billet précédent sur le blog). Donc, c’est parti mon kiki, voici le livre tant attendu et son synopsis (et accessoirement, ce que j’en ai pensé).

La couverture du livre

Synopsis :
Sur Internet, tout le monde laisse des traces. Méfiez-vous de ceux qui les suivent.
Adam Henderson est un petit génie de l’informatique. Depuis l’âge de neuf ans, il passe sa vie enfermé dans le Caveau, une pièce que son père a aménagée pour lui au fond de sa boutique. Le garçon y répare les ordinateurs et disques durs les plus récalcitrants, il y invente des logiciels et des pare-feux d’une incroyable efficacité, mais aussi des gadgets de haute technologie. Son rêve : devenir le nouveau Bill Gates. Un jour, il rencontre ses premiers amis : Finn, un mordu de skateboard, Lewis et Emily, des geeks, comme lui. Ensemble, ils fondent le groupe des Trackers. Leur objectif : tester les inventions d’Adam en détectant les failles de sécurité sur Internet et dans des lieux protégés. Mais les prouesses du garçon ne passent pas inaperçues sur la Toile, et bientôt le piège se referme, obligeant Adam à raconter son histoire… dans les bureaux de la police.

Mon avis :
Globalement, j’ai beaucoup aimé ce premier tome. Tous les éléments de l’intrigue sont là : on a du suspens, des enjeux phénoménaux, des retournements de situation, et l’on ne s’ennuie pas. Surtout que des codes d’accès jalonnent le livre afin d’accéder à des vidéos, qui montrent certains passages, certaines découvertes, certaines scènes de l’histoire. Ce concept a déjà té testé par Patrick Carman dans sa série Skeleton Creek. Bien sûr, pour ceux qui ne peuvent/veulent pas regarder ces vidéos, une retranscription de chacune d’entre elles est écrite à la fin du livre (en « appendice »).

D’ailleurs, parlons des vidéos. Je les ai toutes regardées. Cretaines sont mieux que d’autres, mais aucune n’atteint le niveau de celles de Skeleton Creek, du même auteur. Et même si ce concept est novateur, original, ces vidéos-là sont (demon point de vue) moins ennuyante à lire en livre (dans les retranscriptions).

Sinon, l’intrigue en elle-même est plutôt bien ficelée. Pas une intrigue digne de celles des plus grands thrillers, mais une intrigue qui a le mérite de maintenir le suspens tout au long du livre, avec des rebondissements réguliers. On en apprend sans cesse un petit peu plus, et heureusement, car plus on avance, plus on a envie d’en apprendre sur l’histoire de Adam Henderson. D’ailleurs, en parlant de lui…Les personnages ne sont pas très profonds, pas très travaillé psychologiquement et physiquement, sauf un : Zara. Vous ne savez pas encore qui c’est, et je ne vais pas vous le dire pour ne pas vous spoiler, mais c’est une personnage qui, je trouve, même s’il n’est pas principal, a une plus grande profondeur que les autres. C’est sans doute cette part de mystère, que la jeune femme cultive tout au long du récit. Mais en soit, le fait que les personnages ne soient pas tellement travaillés ne pose aucun problème. Au contraire, on gagne en fluidité, en vitesse, et dans ce roman, plus les descriptions sont courtes, plus l’on se rapproche d’un page-turner à la Non-Stop.

Enfin, il me faut signaler que le roman tout entier est une grande analepse. C’est l’interrogatoire d’Adam, dans les bureaux de la police. Et toute l’histoire est racontée par lui-même, dans un flash-back qui tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Conclusion :
J’ai vraiment aimé ce premier tome de la saga Trackers, et j’ai hâte de me procurer le tome 2, nommé Shantorian. Et pourquoi pas en VO tiens, ça pourrait être sympa, non ? Et sinon, tout cela a valu à ce livre la note de 17/20 sur Livraddict, pour ma part. Un livre que je vous recommande donc, surtout qu’en plus il se lit très (très) vite, de par le suspens et la taille de la police d’écriture.

Quelques liens à propos du livre :
-Sa fiche Bibliomania, sur le site Livraddict
-Il a également été le sujet d’une LC (Lecture Commune), sur LIvraddict également : c’est ici.
-Vous trouverez ici la page de l’auteur sur Bibliomania (Patrick Carman).

C’en est fini pour cette chronique, j’espère qu’elle vous a plu. Vous aussi, n’hésitez pas à donner votre avis en laissant un commentaire ! 🙂

A bientôt,