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Salut à tous !

Aujourd’hui, une chronique à propos du dernier tome de A comme Association, la saga à succès d’Erik l’Homme et de feu Pierre Bottero.

A comme Association, tome 8 : Le regard brûlant des étoiles

Synopsis :
C’est encore une fois l’heure des adieux, et, alors que Jasper assiste à l’enterrement du Sphinx, il fait la rencontre de Fulgence, le directeur de l’Association. Leur première confrontation ne laisse rien présager de bon : Fulgence semble déterminé à écraser le bureau de Paris pour de mystérieuses raisons que Jasper va s’employer à découvrir. Pour cela, il lui faudra réincarner son précieux Fafnir en corbeau, suivre les conseils d’Ombe, mais surtout compter sur d’improbables alliés alors qu’il affronte vampires, démons et anciens camarades de classe.
Parviendra-t-il à sauver l’Association et à découvrir le secret de ses origines ?

 

Mon avis :
Globalement, c’est un très (très) bon derniertome, pour cette saga suivie par tant de lecteurs. L’affrontement final est au rendez-vous, avec de l’action, de l’humour, de l’émotion même.

Ce dernier tome s’inscrit dans la veine des précédents, même si l’un des co-auteurs, Pierre Bottero, n’est plus de ce monde depuis un tragique accident. Erik l’Homme a su conserver cette pointe d’humour, et cette poésie, qui a fait le charme de la saga depuis ses débuts.

En ce qui concerne l’intrigue, tous les mystères se dévoilent ici, dans une sublime fin, qui nous fait regretter le fait que ce tome soit le dernier. Les procédés utilisés par l’auteur sont courants, un ultime affrontement en face-à-face entre le protagoniste et le méchant, et plusieurs adjuvants ou contre-adjuvants qui viennent de rajouter au fur et à mesure, mais ici, on ne s’en lasse pas. La plume de l’auteur nous emporte et nous fait voyager dans le monde de Jasper, d l’Association, et à travers la Barrière.
Enfin, comment faire une critique sur A comme Association sans parler de ses personnages. Personnellement, ils m’ont beaucoup touché (que ce soit dans ce tome-ci ou dans les autres). Le style de l’auteur retranscrit très bien les pensées des personnages, avec une certaine exactitude, et qui nous emmène parfois même à l’intérieur de Jasper ou d’Ombe. Lorsqu’Ombe parle à Jasper, on a réellement l’impression d’entendre sa voix, et l’on vit les actions de Jasper avec lui, pour lui. Le lecteur a peur pour Jasper lorsqu’il se retrouve face à un grand ennemi, et il est content pour lui lorsqu’il gagne, ou triste lorsqu’il perd.

Et enfin, concernant la structure du texte à proprement parler, on a un narrateur interne, qui est également le protagoniste (Jasper), et qui nous narre à la perfection l’intrigue. Ce choix d’une focalisation interne est je pense un très bon choix de la part des auteurs, car cela permet au lecteur de s’identifier parfaitement aux personnages qu’il affectionne tant.
La seule chose que l’on regrette est qu’il n’y ait pas de tome suivant. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et celle-ci aura eu le privilège de nous avoir ému et fait voyager depuis 3 ans maintenant.

Conclusion : 
Inutile de préciser que j’ai adoré cet ultime tome de A comme Association.  A partir de là, si vous n’avez pas encore commencé, je vous invite à acquérir au plus vite le premier tome de la saga, et si vous avez commencé les A comme Association, je ne peux que vous encourager à continuer, car ça vaut le détour, comme on dit.

 

Hello !

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, l’objet de ma chronique va être un (grand) classique : Candide, de Voltaire.

Candide, de Voltaire

Synopsis :
Candide, le fils supposé de la soeur du baron de Thunder-Ten-Tronckh, vit dans l’innocence d’une jeunesse protégée par l’enseignement de son précepeteur, Pangloss. Pour ce dernier tout est au mieux. Dans ce paradis, le jeune homme découvre l’amour en la personne de Cunégonde, la fille du baron. Les jeunes se font surprendre dans une position accablante et Candide est chassé, à grands coups de pieds dans le derrière. Notre héros se trouve de la sorte propulsé dans le récit.

Mon avis :
Globalement, ce n’est pas une lecture que j’ai particulièrement appréciée. Déjà, je l’ai lu pour le cours de Français du lycée, j’ai donc été contraint de le lire, ce qui ne m’a pas aidé à aimer ce livre. De plus, même s’il n’est pas détestable en soi, je me suis un peu ennuyé à la lecture de Candide.

Il faut dire également que Candide n’est pas un classique comme les autres. Candide  est un conte, certes, mais c’est un conte philosophique. C’est-à-dire que derrière l’aspect simpliste du conte, se cache une réelle interrogation sur la société dans laquelle vivait l’auteur. Et c’est ça le (seul ?) point intéressant du livre. Candide est, comme son nom l’indique, candide, c’est-à-dire (très) naïf. Ainsi, il croit qu’il vit dans le meilleur des mondes possible, comme l’affirme son précepteur Pangloss. Pour lui, Cunégonde est la plus belle de toutes les princesses, et le château de Thunder-ten-Tronckh le plus beau de tous les châteaux. Et à partir de là, l’auteur s’amuse à tourner en dérision cette théorie selon laquelle nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, en utilisant l’ironie (l’antiphrase, pour faire plaisir à mon prof de français) principalement, même si nombre d’autres procédés de style jalonnent le livre.

Et Candide va beaucoup voyager, tout au long du livre, il va presque faire le tour du Monde, et va se rendre compte que malheureusement, nous en vivons pas dans le meilleur des mondes possibles, et que la malheur est pour ainsi dire universel. Et ces voyages sont donc un prétexte pour aborder pleins de sujets, comme le commerce triangulaire et la traite négrière, les guerres en Europe, l’esclavagisme, etc…

Pour en revenir à ce que j’en ai pensé à proprement parler, c’est un livre que je mettrais dans la catégorie « a lire absolument si on a rien d’autre à lire ». Pourquoi ? Tout simplement car si j’avais eu le choix de lire Candide, je ne l’aurais sans doute pas lu, et je pense que je n’aurais pas regretté ce choix. Néanmoins, si on vous l’impose pour les cours, ou si vous l’avez qui traîne dans votre bibliothèque et que vous n’avez rien d’autre à lire qui vous intéresse vraiment, allez-y. C’est un livre intéressant, avec de l’humour, de l’ironie, mais qui a la lecture, a le don d’agacer un peu le lecteur (en tout cas ce fut mon cas, après avoir relu des dizaines de fois les mêmes passages afin de rédiger les diverses dissertations que nous avons eu à rédiger dessus). Mais afin de profiter pleinement de ce livre, ne vous contentez pas de l’histoire en elle-même, mais pensez à l’engagement de l’auteur via ce conte philosophique, à la réflexion sur la société. Et là vous aborderez le point intéressant de cette lecture.

Conclusion :
J’ai mis sur Livraddict la note de 13/20 (la moyenne est pour info à 13.7), et malgré le fait que ce livre m’ait un peu agacé vers la fin, je ne regrette pas de l’avoir lu, car malgré cela, il n’en demeure pas moins intéressant.

Et vous, avez-vous aimé ou détesté ce livre ? Ou comme moi un peu des deux ? N’hésitez pas à donner votre avis en laissant un commentaire, j’y répondrais avec plaisir.